Le calcul de la prestation compensatoire
Dernière mise à jour : 29/04/2026Au moment du divorce, l’un des époux peut être tenu de verser à l’autre une prestation compensatoire.
Le divorce par consentement mutuel est aujourd’hui la voie la plus simple et la plus rapide pour mettre fin à un mariage lorsque les deux époux s’entendent sur la rupture et ses conséquences. Sans passage devant le juge, il repose sur une convention préparée par les avocats. Une avocate en divorce et droit de la famille à Nice vous en explique le principe, le déroulement et les points de vigilance.
Le divorce par consentement mutuel repose sur l’accord des époux à la fois sur le principe de la rupture et sur l’ensemble de ses effets : sort des enfants, partage du patrimoine et prestations éventuelles. Dès lors que cet accord global est trouvé, cette procédure devient envisageable. Les questions financières, comme la prestation compensatoire, doivent notamment être réglées d’un commun accord.
Le divorce par consentement mutuel prend la forme d’une convention rédigée par les avocats, signée par chacun des époux et par leurs avocats. Il n’est pas nécessaire de passer devant un juge : l’accord des parties, encadré par leurs conseils, suffit à organiser la séparation.
La convention doit simplement être transmise à un notaire pour enregistrement. Ce dépôt au rang des minutes du notaire confère à l’accord sa date certaine et sa pleine force juridique, sans qu’aucune audience ne soit nécessaire.
Peut-on avoir un seul avocat pour les deux époux ? Non. Chaque époux doit être assisté par son propre avocat. C’est ce qu’impose la loi, afin de garantir que les intérêts de chacun soient pleinement respectés et qu’aucune des parties ne soit désavantagée dans la négociation.
La convention doit contenir les mentions obligatoires relatives aux époux, aux enfants, aux avocats, au règlement complet des effets du divorce et à la liquidation du régime matrimonial. Le notaire contrôle ces exigences formelles ainsi que le respect du délai de réflexion de quinze jours qui précède obligatoirement la signature. La contribution à l’entretien des enfants, ou pension alimentaire, y figure également lorsque le couple a des enfants.
La convention doit aussi mentionner l’information du ou des mineurs sur leur droit d’être entendus. Lorsqu’un enfant en fait la demande, son audition peut être organisée. Pour les questions d’organisation parentale, une convention parentale détaillée permet d’anticiper la vie quotidienne après la séparation.
L’avocat conseille son client sur ses droits, négocie et rédige la convention, informe sur les conséquences patrimoniales (prestation compensatoire, liquidation, partage) et parentales (autorité parentale, résidence, pensions), et veille au respect des exigences formelles comme du délai de réflexion. Au-delà de ces obligations, je m’assure également que la convention soit pérenne et facilement applicable à l’usage — notamment pour l’organisation relative aux enfants —, afin de limiter la naissance de conflits postérieurs.
Les honoraires de l’avocat dans un divorce par consentement mutuel dépendent de la diversité des questions à régler : patrimoine à partager, dettes à répartir ou organisation de la garde des enfants. La nécessité, ou non, de négocier certains points avec la partie adverse pour aboutir à un accord influe également sur le travail à fournir. Le divorce par consentement mutuel demeure néanmoins la voie la moins onéreuse et la plus rapide, comparée à un divorce judiciaire.
Rapide, apaisé et maîtrisé, le divorce par consentement mutuel constitue souvent la meilleure option lorsque le dialogue reste possible. Bien accompagné, chaque époux protège ses intérêts et signe une convention claire, équilibrée et durable, gage de sérénité pour l’avenir.
Au moment du divorce, l’un des époux peut être tenu de verser à l’autre une prestation compensatoire.
DIVORCE – SEPARATION – RUPTURE DE PACS – DROIT DE LA FAMILLE Définition et importance


